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<meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.61 [en] (X11; U; Linux 2.0.36 i586) [Netscape]">
<meta name="Author" content="Dominic Duval">
<title>La route révolutionaire...</title>
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<b><font size=+4>D</font></b>epuis notre
visite au <a href="http://www.ottawalinuxsymposium.com">Ottawa Linux Symposium</a>
un certains nombre de choses me sont passés par la tête dont,
entre autre, l'idée de vous faire part de mes observations sur cet
extraordinaire événement qui s'est tenu à fin du mois
de juillet 1999. En dépit de la véritable indigestion d'informations
qui s'est produite à la suite de cette fin de semaine inoubliable
(Benoît Leblanc n'avais pas tout à fait tord lorsqu'il a dit
que quelques jours à l'<a href="http://www.ottawalinuxsymposium.com">OLS</a>
équivalent à une année d'université...), je
pourrais certainement vous relater les points qui me viennent les plus
facilement à l'esprit. Or, vous risqueriez de souffrir d'une fausse
image de ce qui s'est réellement produit durant ces trois jours,
la vérité étant qu'aucun être humain <i>normal</i>
ne saurait décrire de manière concise et précise tous
les faits et gestes de ce symposium qui, je le répète, m'a
littérallement submergé de connaissances.
<p>Je pourrais bien sûr vous dresser la liste, assez éblouissante
d'ailleurs, des "dignitaires" présents au OLS durant ces quelques
jours. Que ce soit <a href="http://www.linux.org.uk">Alan Cox</a> (probablement
un des plus grands artisans de Linux), <a href="http://www.gnome.org">Miguel
de Icaza</a>, <a href="http://www.mozilla.org">Mike Shaver</a> ou d'autres
illustres personnages, j'aurais l'impression de faire fausse route en vous
relatant tout simplement ce dont ils ont parlé durant ce symposium.
<p>Je pourrais tenter de vous décrire l'atmosphère incomparable
qui règnait à l'Hotel Westin, situé au coeur du centre-ville
d'Ottawa, alors que 350 enthousiastes échangaient, écoutaient,
et communiquaient leurs savoirs entre eux. Encore là, en raison
de l'indescriptibilité de cette atmosphère, je ferais fausse
route.
<p>Je pourrais vous parler en long et en large des réceptions "open
bar" commanditées par <a href="http://zeroknowledge.com">zeroknowledge.com</a>
et <a href="http://www.rebel.com">rebel.com</a>, du dim sum dans un restaurant
chinois payé par <a href="http://www.achilles.net/">Achiles Internet</a>,
des t-shirts venant de tout bords tout côtés et du fameux
casse-tête donné par <a href="http://www.hp.com">Hewlett Packard</a>
que je n'ai toujours pas réussi à remonter. Mais en plus
de faire fausse route, ça serait horriblement futile.
<p>Je pourrais aussi vous nommer tous les contacts établis au cours
de l'OLS, du type de l'<a href="http://www.ubishops.ca">Université
Bishops</a> qui est intéressé par nos activités au
<a href="http://www.gulus.org/">GULUS</a>,
du développeur qui avait fait le trajet depuis les Pays Bas pour
assister à l'OLS, du gars de <a href="http://www.linux.com">Linux.com</a>
ou du président de <a href="http://linux.corel.ca">Corel</a> avec
qui j'ai eu la chance discutter. Mais parce que j'en oubli tellement d'autres,
j'aurais toujours le sentiment de faire fausse route.
<p>En fait, la vérité c'est que le Ottawa Linux Symposium,
c'était beaucoup, mais beaucoup plus que tout ca.
<p>L'événement auquel nous avons eu la chance d'assister
était surtout un autre signe que, tel que l'a si bien dit Mike Mansfield
(président de Rebel.com) à la toute fin du symposium, nous
sommes à l'aube d'une révolution, comparable à l'introduction
des ordinateurs dans notre société.
<p>Je dois avouer que durant ces trois dernières années où
j'ai la plupart de temps <i>joué </i>avec Linux, je me serais sans
doute traité moi même de fou si j'avais eu les pensées
que j'ai aujourd'hui. L'<a href="http://www.microsoft.com">Empire</a> avait
toujours paru si monstrueusement invincible, qu'il était carrément
utopique de changer cet ordre des choses, qui est quasi-naturel. Il faut
comprendre qu'il y a à peine quelques mois, Linux était générallement
perçu comme un système soit inconnu, soit destiné
à un marché d'<i>étudiants patenteux</i>. Pendant
trois années, je m'étais donc résolu à faire
partie de la deuxième catégorie, ce qui me convenait d'ailleurs
très bien!
<p>Or, voilà qu'aujourd'hui notre système d'exploitation
conçu par des <i>amateurs</i>, comme je l'ai entendu à
quelques reprises, se retrouve sous à peu près tous les projecteurs.
Les compagnies favorables à Linux sortent de leur terrier les unes
après autres, les utilisateurs commencent à joindre le bal
à un rythme d'enfer, la compagnie <a href="http://www.redhat.com">Red
Hat</a> fera son entrée en bourse dans huit heures exactement, et
l'Empire nous laisse percevoir ses premiers signes de défaillance.
<p>L'Ottawa Linux Symposium, c'est en quelque sorte ce qui peut nous ammener
à réaliser toutes ces choses. En tant que programmeurs ou
simple usagers, les 350 participants à cet événement
(ainsi que bien d'autres un peu partout dans le monde) ne font pas que
promouvoir leur système d'exploitation. Ils écrivent l'histoire
en amorcant ce que tous considérerons plus tard comme une révolution,
avec la différence que celle que nous vivons présentement
se produit non pas avec des canons et des morts, mais avec du code et des
<i>core
dumps</i>.
<p>-Dominic Duval
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